Alors que nous entamons la deuxième partie de 2019, faisons un point sur les tendances de la fonction achat pour cette année.

La réduction des coûts reste encore l’objectif premier pour 75% des directeurs achats en 2019.

Le secteur privé davantage touché que le secteur public, est donc plus focalisé sur cet objectif. Et plus précisément les entreprises industrielles en raison de la proportion achats sur leur chiffre d’affaires estimé entre 75 et 95%, par rapport aux entreprises de services où les achats s’élèvent entre 35 et 65% de leur CA.

Cependant, il faut noter un accroissement des achats ces dernières années au sein même du secteur public, estimé à 8 points par rapport à 2018

Face à l’accroissement de la place des achats au sein des organismes privés comme publics, quelles tendances voient le jour en 2019 ?

 

5 grandes tendances de la fonction achat en 2019

 

La gestion des fournisseurs

Même si la négociation avec les fournisseurs représente la méthode la plus utilisé par les directeurs achats pour atteindre la réduction des coûts,  de nouvelles méthodes voient le jour :

  • Ajustement des spécifications : 58% soit + 11 points vs 2018
  • Mutualisation des achats : 46% soit – 4 points vs 2018
  • Changement de fournisseurs : 39% soit +13 points vs 2019
  • Analyse du coût total d’acquisition ( Total Cost of Ownership) : 33% soit – 13points vs 2018

A cela s’ajoute la place croissante des fournisseurs dans le processus achat. Plus de simple approvisionneurs ou prestataires, ils deviennent aujourd’hui de réel interlocuteur dans la prise de décisions stratégiques et agissent sur la stratégie de management du cout total d’acquisition. En effet, les fournisseurs deviennent de véritable conseiller pour accompagner les acheteurs dans leur mission d’optimisation des achats, dans le but d’accroitre la compétitivité ces dernières années.

Face à cette nouvelle tendance, la stratégie de réduction du nombre de fournisseur largement utilisé dans le passé, se ralentit cette année ayant surement atteint son potentiel économique pour les départements achats. C’est pourquoi aujourd’hui, 43% des acheteurs déclarent réduire leur panel de fournisseurs en 2019, soit 4 points de moins par rapport à 2018.

La gestion des risques

Dans un contexte économique tendu, incertain et en perpétuel mouvement, les risques existent partout et se développent rapidement.

Les principaux risques auxquels la fonction achat doit faire face :

  • Volatilité des prix
  • Paiements
  • Respect des réglementations (sanitaires, qualité, normatif, juridique,…)
  • Approvisionnements & logistique
  • Perception des clients

Aujourd’hui, 60% des sondés estiment que la gestion des risques d’approvisionnement est la préoccupation majeure.

La digitalisation & automatisation

Face à la montée de la digitalisation la majorité des acheteurs ont compris l’enjeu lié à la maitrise des données, et désirent investir dans ce sens :

  • Assistants digitaux et conversationnels (52%)
  • Processus robotisés (48%)
  • Technologie blockchain (30%)

Cependant, encore seulement 2% des directions achats déclarent s’aider des technologies intelligentes pour réformer leur prise de décision.

De même que la digitalisation, l’automatisation, l’intelligence artificielle … représentent un potentiel dans le processus achat et 92% des professionnels achats estiment que 42% de leurs tâches seront automatisées d’ici 2030. Dans cette démarche d’automatisation, quatre enjeux sortent leur épingle du jeu :

  • Amélioration et valorisation de l’image de la fonction achats
  • Adoption et maitrise des technologies existantes et futur
  • Optimisation de la gestion des données
  • Perfectionnement en continu de l’ensemble des compétences

Toutes ces évolutions vont alors transformer les compétences du métier d’acheteur lui-même vers une fonction de conseil stratégique.

Les achats « Made in France »

Alors que le « made in France » ( achat local ou national)  n’était appliqué que pour 31% seulement dans les critères d’attribution des marchés, celui-ci connait la plus grande hausse, avec 53% en 2019. Par conséquent, les pays proposant des produits à bas coût connaissent une baisse de leur commande d’achat en provenance des directions achats.

La démarche RSE

La Responsabilité Sociale et Environnementale s’accélère ces dernières années pour devenir un critère à part entière dans les achats. Cependant, elle reste fortement inégale entre les entreprises du secteur privé et les organismes du secteur public. En effet, alors que 76% des directions achats du secteur public intègrent cette démarche dû aux directives européennes et à la taille des organismes, seulement 44% des acheteurs privés admettent intégrer la démarche RSE au sein de leur stratégie achat. Par conséquent , 46% seulement des directions achats intègrent cette mesure durable dans leurs objectifs soit 4 points de moins qu’en 2018, et le plus bas pourcentage depuis la mise en place des études liées aux objectifs des fonctions achats.

 

Face aux évolutions du marché, les tendances des directions achats évoluent pour passer d’une stratégie de réduction à celle d’une optimisation des coûts avec des nouvelles méthodes à plus forte valeur ajoutée tout en restant à l’affût des opportunités stratégiques.

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par Claire Collin – Marketing & Communication Officer

Sources : Manutan, Décision Achats, infoburomag